WordPress : Protéger vos adresses e-mail sans plugin (antispambot)

Récemment, lors de l’élaboration du blog de ma boutique, j’ai voulu installer un plugin qui permettrait simplement de crypter les adresses courriel qu’on peut retrouver ça et là dans les articles. Puisqu’il y aura plusieurs collaborateurs au blog, c’était crucial de protéger leurs adresses contre le spam… à mon grand désarroi, je n’ai pas trouvé de plugin satisfaisant (j’en ai essayé au moins une demi-douzaine). Lorsque j’écris un courriel directement dans un fichier de thème, je trouve la fonction antispambot de WordPress plutôt pratique… j’ai donc fait un petit filtre pour l’appliquer à toutes les adresses courriel trouvées dans les articles ou les pages affichées.

Il suffit de placer le code suivant dans le fichier functions.php de votre thème :

// Antispambot
function asb($content){
    return preg_replace('/([_a-zA-Z0-9.\-]*@[a-zA-Z0-9]([_a-zA-Z0-9\-]+\.)+[a-zA-Z]{2,10})/e',"antispambot('\\1')",$content);
}
add_filter('the_content','asb');

Difficile de faire plus simple que ça! En plus, ça évite d’avoir un plugin de plus dans le tas…

EDIT : La ligne du regexp a été améliorée par une suggestion de l’équipe de iXmédia.

Supprimer le fil RSS de WordPress

Couleurs conceptionIl y a certaines raisons pour lesquelles on peut vouloir désactiver le flux RSS dans le header d’un site WordPress. Si vous ne vous servez pas de WordPress comme plateforme de blogue (vous n’utilisez que les pages et non pas les articles), il peut être gênant d’avoir un fil RSS vide publié et disponible dans le <head> de vos pages.

Avant d’aller plus loin, une petite parenthèse : Depuis quelques mois, je me sers presque systématiquement du CMS WordPress pour créer des sites qui ne sont que très rarement des blogues. Même si WordPress est initialement une plateforme pour blogues, il y a sans cesse des améliorations et de nouveaux plugins pour permettre une utilisation plus aisée comme site « vitrine ». Donc, si vous faites partie de ceux qui évitent encore WordPress à cause de sa réputation de CMS pour blogues par excellence, vous devriez lui donner une chance!

Pour ce qui est de supprimer les fils RSS de votre site WordPress, vous risquez de trouver des méthodes qui m’ont semblées peu efficaces, ou encore pas très propres (hacker le core inutilement).

Finalement, il semblerait qu’une fonction native de WordPress existe exprès pour ça, depuis la version 2.8.

Ça se passe dans le fichier functions.php de votre thème; si vous n’en avez aucun, créez-en un et placez-le dans le dossier de votre thème.

Ajoutez le code PHP suivant :

automatic_feed_links(false);

Et le tour est joué!

Communication du RTC

RTC - Bus ton quotidienCet article est une petite mention pour un effort de communication du RTC (Réseau des Transports de Québec). Cette semaine, je reçois un dépliant de format carré dont le bus est de m’inciter à prendre la bus, à faire le pas.

Assez inutile dans mon cas car je suis déjà un usager à temps plein, mais j’ai trouvé l’approche très honnête. C’est une communication ciblée, on me propose les trajets 800 et 801 (j’habite le quartier Limoilou) en mettant de l’avant les avantages les plus simples et véritables d’utiliser les transports en communs.

 

L’imprimé en tant que tel est d’un visuel assez avantageux, épuré, mieux que ce qu’ils ont d’habitude. Le message est très clair, et n’est pas bullshitteux comme la plupart de leurs premières tentatives que je trouvais un peu hypocrytes. Le ton utilisé était alors ne me rejoignait pas, personnellement, tandis que l’échantillon que j’ai reçu par la poste tout bonnement me convainc plutôt bien de leur message.

Le fait de poster directement à des résidents des imprimés (un peu) personnalisés est déjà un bon pas, je suis certain qu’ils vont gagner pas mal d’utilisateurs avec ça. Déjà, beaucoup de gens songent à faire le grand pas et à utiliser majoritairement l’autobus, ce genre de communication est souvent l’élément déclencheur nécessaire pour passer à l’action. On s’éloigne tranquillement de nos attentes négatives face au RTC.

 

De plus, il s’agit en fait d’un plan (lorsqu’on déplie) et le papier est de bonne qualité si on désire conserver le document, c’est donc UTILE (moins de chance de finir aux vidanges).

Voilà, je voulais juste souligner ce que je considère comme un pas dans la bonne direction de la part du RTC…

Gestion du stress : S’organiser pour réussir

De nos jours, vu nos horaires très chargés, le stress et la multitude de détails qui s’acharnent à nous distraire dans la vie de tous les jours, il est fortement nécessaire de s’auto-discipliner un minimum. Sinon, c’est un aller-simple vers une dose quotidienne de stress vertigineux.


Le but de cet article est de vous présenter une de mes lectures récentes, Getting Things Done (traduction française : S’organiser pour réussir) écrit par David Allen, un bestseller bien connu que je ne m’étais jamais donné la peine de lire. La couverture est très rebutante à première vue, et je dois avouer que j’ai d’ailleurs longuement hésité avant de l’acheter. Je me suis laissé convaincre par divers avis de webdesigners et graphistes et, je l’admets, les nombreux reviews positifs sur le site marchand. On dirait un livre merdique rempli de conneries, mais en fait c’est de l’or en barre, ne vous laissez pas berner!

Je ne souhaite pas vous dresser un portrait complet et exact de la méthode GTD, mais simplement vous donner mon retour sur expérience à ce sujet, afin de confirmer ou pas si cette méthode est adaptable à la profession de graphiste.

La réponse est bien entendu oui. En fait, je ne vois pas de métiers où la méthode complète ou bien des fragments ne seraient pas applicables.

La méthode GTD vous aide à vous rendre compte d’un paquet de trucs qui vous stressent sans même que vous vous en rendiez compte. David Allen compare votre cerveau à un ordinateur dont la RAM peut effectivement devenir saturée de données non traitées. Plus on progresse dans ce livre, on se rend vite compte de l’absurdité de notre stress dans bien des cas, car il est surtout alimenté par des détails ingnifiants de notre vie.. plutôt que par ce à cause de quoi on pourrait avoir des raisons de stresser. Cette méthode utilise des principes très simples et surtout logiques, ce qui peut aider à l’intégrer à la  vie de tous les jours.

Cependant, intégrer cette méthode à la routine quotidienne est plus difficile qu’il n’y parraît. On lit le livre, d’accord, 300 pages plus loin on pense que tout est réglé et qu’on va devenir hyper efficace du jour au lendemain, mais il se trouve que la difficulté est dans le maintien et la pratique à long terme de ces principes. J’ai fini ce livre il y a 1 mois, et je conserve, il est vrai, de très bonnes habitudes qui y étaient suggérées, mais j’aurais besoin de relire plusieurs passages afin de me remettre dans l’état d’esprit sollicité par la lecture de ce livre.

Le seul point négatif que je puisse relever de ce bouquin est sa longueur exagérée. Il y a trois grands chapitres : le premier vous faire languir pendant 100 pages, le 2e contient toute l’information intéressante et essentielle, le 3e est là uniquement pour faire le livre se rendre à près de 300 pages.

En conclusion, Getting Things Done est un livre qu’on gagne à lire, même s’il est un brin ennuyant. Je conseillerais sa lecture à quiconque, même aux étudiants… car je crois que ça m’aurait utile dans le temps.

Jetez un coup d’oeil sur le livre sur Google Books!

La boutique Facebook remplacera t-elle la boutique traditionnelle?

Avec ses 55 millions de membres, force est de reconnaître que Facebook est une plateforme intéressante pour pousser son business. Intelligemment utilisé et pour les bons sujets, ce réseau social se révèle être une machine de guerre très efficace pour augmenter votre visibilité, voire vos ventes.

Une nouvelle application (via Capitaine Commerce) visant le e-commerce a vu le jour et a retenu mon intérêt : Payvment.

Payvment vous permet de créer sur Facebook votre petite boutique e-commerce; une bonne nouvelle car nous pourrons désormais atteindre directement les utilisateurs Facebook, qui sont paresseux et qui ne sortent pas de leur réseau social favori, en leur offrant directement sur le terrain des produits de toutes sortes.

Comme le Capitaine dit, ce serait une excellente idée de dupliquer nos boutiques en ligne en versions Payvment, très facilement en plus! En effet, le « design » et la mise en page « imposés » par l’environnement de Facebook nous donne une bonne excuse pour ne pas se casser la tête à ce sujet… ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi.

Je vois également en des applications telles que Payvment une très bonne et facile solution pour ces petits vendeurs qui ne veulent vendre que 4 ou 5 produits et qui ne veulent pas forcément investir leur temps dans l’apprentissage technique de base nécessaire à la gestion d’une boutique en ligne (aussi petite soit-elle).

Ce genre d’application géniale amène cependant une question assez délicate :

Remplaceront-elles les traditionnels sites transactionnels?

Quand on y pense, ça peut faire peur, mais bon… ça m’étonnerait…

  1. Sur toute boutique en ligne, l’expérience d’achat est différente et la diversité d’expériences est agréable. Je préfère largement acheter un iPod sur apple.ca que sur la page Payvment d’Apple (qui n’existe surment pas en passant).
  2. De telles applications demeureront forcément limitées par l’environnement Facebook
  3. Tout le monde n’aime pas Facebook et sa manie de s’approprier vos informations personnelles. Si le comportement d’achat devient aussi profilable (par le fait que les boutiques où vous achetez sont sur Facebook), ça ne vous inquiète pas un brin?

Néanmoins, Payvment est une solution intéressante que je me promets d’essayer bientôt. Ça pourrait être bien de l’offrir à des clients qui utilisent surtout Facebook pour leur promotion … mais comme dit précédemment … ça ne remplacera jamais une vrai boutique! Je prêche un peu pour ma paroisse là 🙂

Et vous, qu’en pensez-vous?

En attendant, pour ceux qui ont toujours des boutiques traditionnelles en ligne, une inscription au service prometteur qu’est l’Annuaire de boutiques en ligne est une bonne idée pour alimenter vos stratégies SEO!

 

 

Magento : Comment afficher les nouveaux produits dans les listes

Dans un commerce électronique en production, il relève d’une bonne pratique d’indiquer clairement les nouveaux produits afin d’attirer l’attention de visiteurs réguliers. D’ailleurs, il est bien normal de vouloir mettre de l’avant les nouveautés qu’on ajoute à son catalogue, en partie pour pouvoir jauger l’intérêt généré autour de ces nouveaux produits.

Bien que Magento permette de configurer des dates de début et de fin pour un produit (indiquant à partir de quand et jusqu’à quand votre produit est considéré comme étant une nouveauté), le template par défaut ne fait aucune mention de ces nouveautés. C’est bien là l’objectif de ce mini-tutoriel : voir comment afficher les nouveautés dans les listes de produits sur Magento.

En fait, ce n’est rien de compliqué, il faut seulement savoir comment s’y prendre. Cette information, que j’ai trouvée sur ce forum, ne semble pas très répandue sur l’Internet; et pourtant, s’il faut encourager un peu le développement de la communauté Magento, donner des réponses aux mystères Magento enfouis peut y contribuer. Je l’ai donc résumée, clarifiée, mis en exemple et même en téléchargement au bas de cet article, pour les paresseux!

Tout d’abord, dans la fiche d’un produit dans le backend de votre boutique, indiquez des dates de début et de fin de son état de nouveauté. Pour effectuer un test, mettez (évidemment) une date inférieure à aujourd’hui pour le début et une date supérieure pour la fin.

Le bout de code à ajouter pour accéder aux variables des dates de nouveauté d’un produit est le suivant :

load($_product->getID())->getNewsFromDate();
$newToDate = Mage::getModel(‘catalog/product’)->load($_product->getID())->getNewsToDate();

// Date et heure actuelles
$now = date(« Y-m-d H:m:s »);

if($newFromDate < $now && $newToDate > $now) {
echo « nv »;
}
?>

Les variables $newFromDate et $newToDate récupèrent la donnée de début et de fin de nouveauté dans les données disponibles pour le produit actif lors du parcours de la boucle. Ces données ne sont accessibles que si vous avez bien attribué des dates au produit en question, via la page admin. Si vous ne voyez aucun changement, vous avez peut-être passé outre cette étape.

Le fichier où ajouter le code se nomme list.phtml, situé dans votre site à cet emplacement (remplacer votretheme par le nom de votre thème, default par défaut) :

/app/design/frontend/default/yourtheme/template/catalog/product/list.phtml

Pour ajouter le code pour le mode « liste » (list), il faut vous rendre à la ligne 47, après ce début de boucle :

Pour le mode « grille » (grid), il faut se rendre à la ligne 93 après le même bout de code que ci-dessus ou presque.

Dans les deux cas, vous pouvez placer le bout de code à ajouter où vous le souhaitez, pourvu que ce soit à l’intérieur de la boucle foreach. Voici à quoi ressemble la fin de ces boucles, que vous ne devez pas dépasser :

Si vous avez bien suivi ce mini-tutoriel, vous devriez apercevoir au moins un produit avec la mention « Ceci est une nouveauté! ». Si ça ne fonctionne pas, vous pouvez toujours partir du fichier déjà prêt (Magento v1.3.2.4) et disponible en téléchargement ci-dessous, ou demander de l’aide dans les commentaires de cet article!

Bloguer en plusieurs langues

RSSJe tiens ce blogue en français et en anglais depuis le mois d’octobre passé, je vous fais donc part de mon retour sur expérience du blogage (eh oui, ça se dit!) en deux langues, ce que ça implique et ce que ça peut vous rapporter.

La raison principale pour laquelle on peut se décider à écrire des articles en deux langues est bien simple et inanime : rejoindre un plus large auditoire. Surtout dans notre cas, nous les francophones! Écrire uniquement des articles en français nous « limite » aux visiteurs québécois, belges, suisses, marocains, tunisiens et surtout (voire principalement), français.

Ainsi que 24 autres pays. C’est à dire environ 180 millions de personnes dans le monde entier, certainement moins car ces gens n’ont pas tous Internet, et ne s’intéressent certainement pas tous aux sujets que vous abordez sur votre blogue … voilà qui réduit considérablement l’échantillon.

Tandis que l’anglais, avec « seulement » 300 à 400 millions de locuteurs natifs dans le monde, mais une masse écrasante de gens qui l’ont adopté comme langue secondaire. Je déteste l’anglais, mais force est de reconnaître que c’est LA langue internationale. Indubitablement, bloguer également en anglais vous ouvre sur un potentiel infiniment plus grand. Par exemple, ce blogue reçoit environ autant de visites sur ses pages en anglais que sur celles en français. On peut assez facilement en déduire que si ce blogue n’était qu’en français, je pourrais simplement diviser le traffic par deux…

De plus, si vous vous adonnez aux réseaux sociaux tels que Twitter, ou Facebook, bloguer en anglais vous permettra d’ouvrir votre réseau à de nombreux anglophones. Dans le même ordre d’idée, bloguer en anglais vous aidera à travailler à l’international, si tel est votre désir. En effet, si bloguer peut être un outil puissant pour prouver vos compétences, profitez de votre vitrine internationale (Internet) pour toucher le plus de gens. Même pour vos clients potentiels francophones, vous montrez une ouverture sur le monde ainsi que votre compétence, à plusieurs niveaux : parler de ce qui vous passionne ne vous gêne pas, peu importe la langue.

Cependant, je pense que plusieurs se lancent dans le blogage multilingue les yeux fermés, sans penser à ce que ça implique. Si un blogue demande pas mal de travail au départ, le tenir en deux langues (voire plus), ça signifie doubler littéralement votre charge de travail. Encore faut-il bien se débrouiller en anglais (ou autre langue). Pour ma part, je me débrouille pas si mal, mais comme la plupart du monde je ne saurais pas écrire un classique de littérature en anglais, disons-le comme ça. Ça veut dire que je me bute souvent à trouver le mot qui convient pour exprimer telle ou telle pensée, chose qui, en français, ne m’a évidemment posé aucune embuche. De plus, on se rend vite compte qu’on dispose d’un vocabulaire assez restreint, on réutilise souvent les mêmes mots, faute de synonymes sous la main. Tout ça pour dire qu’en plus de doubler la charge de travail de rédaction, bloguer en deux langues peut en plus vous forcer à ouvrir des bouquins – ce qui n’est pas une mauvaise chose du tout, mais encore du temps de travail supplémentaire.

Ce n’est pas tout. Si vous vous adonnez au référencement de votre blogue, eh bien il faudra également mettre un peu de temps sur vos pages anglophones. Ceci n’est cependant pas dénué d’avantages, puisque posséder du contenu en anglais vous ouvre les portes à diverses plateformes anglophones où vous pouvez joyeusement poser vos backlinks : annuaires anglophones, digg-likes, forums & blogues anglophones en dofollow, etc. Inutile de dire qu’il y a beaucoup plus de marge de manœuvre à ce sujet dans l’univers anglophone que l’univers francophone.

En supplément à cet article, je désire passer en revue quelques solutions CMS pour tenir un blogue multilingue.

Joomla! : Avec le composant Joomfish, vous pouvez traduire toutes vos pages plutôt facilement. Ça fonctionne assez bien, mais si votre référencement dans google vous importe, vous ne serez sans doute pas très contents de ne pas avoir de contrôle sur la réécriture des URL pour chacune des langues : l’originale est utilisée pour toutes les pages traduites, ce qui n’est pas forcément très cool pour le positionnement de celles-ci sur les SERPs. C’est une des raisons majeures pour lesquelles j’ai migré de Joomla! à Drupal.

WordPress : Chez WordPress, ce n’est pas tellement mieux. Certains composants vous permettent de gérer la traduction de certaines pages, mais pour une raison majeure dont je ne me rapelle plus, ce n’est vraiment pas très intéressant. Je sais c’est con, mais j’ai oublié. Le seul moyen que j’ai trouvé pour avoir quelque chose de propre et SEO-Friendly, c’est de créer un clone du blogue et d’y rédiger des articles en anglais, mais ils ne sont pas liés donc c’est pas très efficace…

** EDIT : C’est (désormais?) possible avec le super module WPML! À essayer!

Drupal : Avec le module Internationalization (I18N), vous pouvez créer des pages distinctes pour chaque traduction (et les lier ensemble), tout en contrôlant tous les aspects du référencement (métas, titres, URLs, et j’en passe). C’est vraiment génial mais ça m’a paru très ardu à mettre en place… Je fais des backups souvent car je ne suis pas trop sûr que je retrouverais comment 😉

Pour conclure, je dirais que le blogage multilingue apporte beaucoup de choses bien à votre blogue, mais il faut être prêt à effectuer le travail imposant que cela implique. Comme dans bien des histoires de Web, la pensée magique n’est qu’un mirage! Et vous, qu’en pensez-vous?

Règles typographiques québécoises et françaises

Biens des différences séparent les pays francophones, autant au niveau du language que de des règles d’orthographe. La Belgique, la Suisse, la France et le Québec — si on m’accorde le droit d’en parler comme étant un pays — ont tous leurs règles typographiques bien à eux, avec leurs petites touches différentes respectives.

Au niveau des règles de ponctuation typographique, encore là, quelques divergences. Je m’en suis bien rendu compte en développant un plugin pour les règles typographiques sous Joomla.

En outre, si on accorde une grande importance aux règles typographiques dans les médias imprimés, ne pas s’en occuper sur le Web relève de la plus énorme bêtise. C’est aussi important, il me semble!

Puisque les règles typographiques causent parfois une certaine confusion, j’ai décidé de faire un petit tableau pour étudier les différences.

Il ne s’agit pas d’un immense tableau extrêmement complet, mais plutôt d’un commencement qui pourra évoluer selon les apports au sujet futurs. Si j’ai fait une erreur, n’hésitez pas à me le signaler en commentaire!

Remplacements fr_CA fr_FR
:

espace insécable devant
Si heure numérique – aucune espace

Exemple : Ceci est un exemple.

Exemple : Il est 21:42.

;

aucune espace

Voilà un exemple; le point-virgule n’est pas espacé.

espace insécable devant

Voilà un exemple ; le point-virgule est espacé.

?

aucune espace

C’est une question?

espace fine insécable ou espace insécable devant

C’est une question ?

!

aucune espace

C’est une exclamation!

espace fine insécable ou espace insécable devant

C’est une exclamation !

$

espace insécable avant le signe

Tu me dois 50 $

£
  • « »
  • (espace insécable après le guillemet ouvrant)
  • (espace insécable avant le guillemet fermant)
  • « Entre guillemets »
  •  %

espace insécable avant

J’ai eu 80 % à mon examen

  •  /

espace insécable avant et après

ceci / cela

( ) [ ] espaces avant et après
. une espace après
,

Espaces fines : Au Québec, si votre logiciel le permet, mettre une espace fine là où la règle dit de ne point mettre d’espace, sinon s’en tenir à n’insérer aucune espace. L’espace fine aide effectivement grandement à la lisibilité.

Espaces insécables pour le Web : l’entité HTML &nbsp; est votre amie.

Sources : 

  1. Règles typographiques dans MS Word, Bétel – OQLF – Mai 2003
  2. Banque de dépannage linguistique

 

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En vacances on tire la plug!

Veuillez prendre note que je serai absent du 14 au 17 août 2009.

J’en ai profité pour mettre Drupal à jour et installer un foutu filtre anti-spam. J’en ai marre de perdre mon temps à filtrer ça!

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Créer une grille de mise en page

S’il vous arrive régulièrement de mettre en page des brochures, des affiches ou même des sites Web, vous êtes très probablement familier avec les grilles de mise en page.

Si vous ne l’êtes pas, vous allez vite le devenir. Les grilles de mise en page sont un atout majeur (voire essentiel) pour achever un travail de mise en page de manière parfaitement structurée et ordonnée.

Plusieurs types de grilles existent ; en passant par les simples grilles basées sur la règle d’or (ou la règle des tiers) jusqu’aux grilles modulaires complexes. Ces dernières sont difficiles à mettre en place, car un certain calcul mathématique s’impose. Heureusement, il existe de nombreux outils pour vous aider à y parvenir.

Dans cet article, je vous présenterai Gridelicious, un outil en ligne fait en Javascript qui vous permet de calculer simplement et facilement des chiffres bien pratiques, vous allez vite vous en apercevoir…

Gridelicious est, il faut le spécifier, une alternative gratuite et moins complète de Grid Calculator. Grid Calculator vous permet d’aller un peu plus loin dans vos calculs, et de le faire de manière plus fluide (un logiciel est toujours plus aisé et pratique qu’une application Web), mais comme ils demandent un sacré prix (45 $), les plus démunis d’entre nous se contenteront aisément de Gridelicious, qui a vu le jour justement grâce à quelqu’un qui s’est indigné contre le prix de Grid Calculator.

Pour l’exemple, nous utiliserons un format bien standard : Lettre US, et nous utiliserons InDesign, bien que le principe soit certainement applicable à plusieurs autres applications professionelles de mise en page. Ces directives vous permetteront de créer facilement une mise en page « modulable »; il est possible d’aller plus loin évidemment, mais c’est un bon début. Au fait, les noms des menus InDesign sont donnés en français, mais si vous avez une version anglaise et que vous trouvez pas, parlez-en dans les commentaires de cet article, on trouvera bien pour vous. Il peut s’avérer commode également de mettre ses unités de règles en points pour l’exercice (ou en mm selon ce que vous utilisez), ainsi que d’activer le magnétisme des grilles.

  1. Créez donc un nouveau document dans InDesign, de 8,5″ x 11″ (Lettre US, mais libre à vous amis français de mettre du A4 et d’entrer les valeurs en conséquence lorsque le moment sera venu). Mettre toutes les marges à 0 pour un peu de propreté durant l’exercice.
  2. Créez une boîte de texte, mettez-y du texte bidon (Lorem Ipsum avec des outils comme celui-ci). Paramétrez au passage la fonte, la taille et surtout l’interligne que vous désirez. Cette étape est important car l’interligne est la pierre angulaire de tout le calcul.
  3. Du côté de Gridelicious, choisissez d’abord Inches à Page Measurement Units.
  4. Entrez 8.5 et 11 à Width et Height (sous la section Page size).
  5. Disons que je choisis 14 pts comme interligne. On l’inscrit dans la case Desired Leading, juste dessous.
  6. Surprise, y’a des champs qui s’auto-remplissent avec des valeurs tout ce qu’il y a de bizarres, dont 2 plutôt importants :
    Correct Leading (13.895 pt) : Ceci est votre valeur d’interligne corrigée pour que le calcul fonctionne. C’est le chiffre-clé.
    Baselines
    (57) : Ceci est le nombre de lignes de bases dans le document, pour cet interligne corrigé.
  7. De retour dans InDesign, armé de vos chiffres, faites InDesign > Préférences > Grilles…
  8. Sous Grille de ligne de base, mettre :
    Début 0
    Relative àHaut de page
    Pas : 13.895 pt (Correct Leading)
  9. Sous Grille du document, à horizontalement et verticalement, mettre :
    Pas : 13.895 pt
    Subdivisions : 1
  10. Faire OK, puis afficher la grille si vous n’en voyez aucune : Affichage > Grille et repères > Afficher la grille du document.
    Wow, une belle grille toute bien ajustée! C’est pas tout, il faut aussi déterminer la hauteur d’f. La hauteur d’f va vous aider à aligner parfaitement vos images avec la typographie. Vraiment, c’est génial, et on va foutre des repères partout pour ça, ça vaut le coup!
  11. Si vous avez créé un style de paragraphe pour votre texte bidon, modifiez-le afin d’avoir la bonne interligne corrigée, c’est-à-dire 13.895 pt dans notre exemple. Si vous n’aviez pas créé de style, faites-le sur le champs.
  12. Dans l’onglet Retrait et espacement du style, choisissez Toutes les lignes à Aligner sur la grille. Ceci force la typographie à l’aligner parfaitement sur votre belle grille toute neuve.
  13. Placez une boîte de texte en partant du bord du haut de la page, dans lequel vous tapez un f minuscule (avec le style de paragraphe précédemment paramétré). Votre f minuscule devrait maintenant être parfaitement aligné sur la ligne du bas de la grille.
  14. Pour obtenir une mesure tout ce qu’il y a d’exact, transformez votre lettre f en vecteurs : Texte > Vectoriser (avec la boîte de texte sélectionnée). Voilà donc le f devenu une forme vectorielle.
  15. Créez un nouveau calque appelé Hauteur f, plus en zoomant sur la lettre, descendez précisément un guide pour l’aligner parfaitement sur le dessus de la lettre f.
  16. Avec le guide toujours sélectionné, faites Édition > Exécuter et répéter et entrez ces valeurs :
    Nombre de répétitions : 57 (la valeur Images de tout à l’heure)
    Décalage vertical13.895 pt (Correct Leading)
  17. Cliquez sur OK (vous pouvez voir un aperçu juste avant pour être sûr que les guides couvrent la surface du document).
    Grille et hauteur d'f
  18. Voilà, vous avez une joli grille facile à utiliser, vous pouvez maintenant ajuster vos marges et colonnes selon votre bon goût. En passant, il est préférable d’aligner la marge du haut avec l’un des repères d’hauteur d’f.
    Alignement de texte et d'images

C’est tout pour l’instant, libre à vous d’aller plus loin, ce n’était qu’une introduction aux grilles de mise en page! Je remercie au passage mon pote de chez 3e Avenue qui m’a fait découvrir Grid Calculator.

Pour les plus feignants d’entres vous, je fournis même le fichier InDesign CS3 ayant servi à faire l’exemple :